Le marché obligataire canadien demeure stable pendant que les émetteurs examinent des stratégies d’accès au financement par capitaux propres

6 avril 2020
  • Ce que nous constatons : ce billet fait partie de la série Stikeman Elliott sur les marchés en évolution découlant de la pandémie de la COVID-19

Comme c’est le cas pour tous les autres éléments du quotidien, les marchés financiers connaissent une période qui les oblige à s’ajuster rapidement. La volatilité sans précédent des marchés boursiers a, de façon générale, limité les occasions offertes aux émetteurs de réunir des capitaux au cours des dernières semaines, et ce, même si certains signes de retour à la normale peuvent être observés. Les marchés des capitaux d’emprunt commencent à prendre du mieux, c’est le côté positif de la situation.

Marchés des capitaux d’emprunt

L’activité du marché obligataire s’est stabilisée et un certain nombre d’émetteurs bien notés et d’émetteurs gouvernementaux ont réussi à mener à bien des opérations ou se préparent à entrer sur les marchés des capitaux d’emprunt d’ici peu. On a pu observer un certain nombre de grandes émissions à bon prix sur le marché des titres de qualité supérieure. Le marché américain est le plus actif, ce qui pourrait contribuer à redonner confiance au marché canadien et créer des occasions de diversification des sources de financement pour les émetteurs.

Pour ce qui est des émetteurs américains qui regardent au nord de la frontière, Disney est entré dernièrement sur le marché des obligations feuille d’érable et a mené à bien un placement de 1,3 milliard de dollars canadiens fin mars.

Marchés des capitaux propres

Bien que l’emprunt semble à la portée des sociétés de premier ordre, l’accès aux marchés des capitaux propres demeure restreint, même si des indications portent à croire que des affaires peuvent quand même être conclues. On discute beaucoup des prospectus préalables de base comme mode d’accès rapide au marché et des placements au cours du marché, qui représentent un moyen particulièrement efficace d’entrer rapidement sur les marchés des capitaux avec un risque d’exécution minimal au cours des mois à venir. Même si les placements de droits n’ont jamais été utilisés aussi largement que les autres structures sur les marchés canadiens, la situation entraînera peut-être un usage accru des placements de droits comme moyen de réunir des fonds avec l’appui des actionnaires existants. Bon nombre d’émetteurs commencent à tester activement le marché du capital privé, sur lequel ils envisagent de faire des placements ponctuels afin d’obtenir le financement dont ils ont besoin.

Dans le même ordre d’idées, même si les Autorités canadiennes en valeurs mobilières ont accordé une prolongation des délais applicables au dépôt des états financiers et des autres documents d’information périodique, il faut bien comprendre que les émetteurs qui se prévalent de cette dispense ne pourront pas faire de placement public par voie de prospectus tant qu’ils n’auront pas déposé leurs documents d’information.

MISE EN GARDE : Cette publication a pour but de donner des renseignements généraux sur des questions et des nouveautés d’ordre juridique à la date indiquée. Les renseignements en cause ne sont pas des avis juridiques et ne doivent pas être traités ni invoqués comme tels. Veuillez lire notre mise en garde dans son intégralité au www.stikeman.com/avis-juridique.

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